• Id : 1068
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  • Sequence :Depays2
  • Card : DEPAYS2 STACK008
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  • Text :

    la victoire) - au XVIIe siècle par un marchand dont le chat, du
    seul éclat de sa présence qui attirait les clients, fit la fortune - et
    au XVIIIe siècle par une Belle Dame dont, jusqu'à ce jour, tu n'as
    pas compris si elle avait un chat, si elle était un chat, ni ce qu'elle
    venait faire dans l'histoire. Mais tu as appris à ne pas poser de
    questions. Ce que dit le conte est vrai de ce que le conte dit que
    ce que dit le conte est vrai, comme conterait la Demoiselle du
    carrefour de tes voyages.

    Quand tu es revenu pour la première fois en Europe avec tes
    histoires de chats japonais, tes amis y ont vu la preuve qu'un
    maniaque trouve toujours de quoi alimenter sa manie. Il a fallu
    leur montrer les images de Ji Cho In, du cimetière des chats à
    Go To Ku Ji, avec ses douzaines de maneki neko étagés, leur
    prouver que, dans le bloc 1-16-1 de Ginza Chuo-ku, les enfants
    ont dessiné une marelle à chats, et qu'un vrai chaton est venu y
    faire sa sieste, leur jurer qu'une chatte avait laissé ses initiales dans
    le béton de Shimbashi. C'est tout de même en ouvrant devant eux
    le livre publié en 1980 par Keibunsha, et qui fait le recensement
    méthodique, plans à l'appui, de tous les lieux de Tokyo connectés
    au Chat, que tu les as sentis un peu ébranlés. Voir imprimé sur
    papier glacé, avec des précautions de géographe, le plus sûr
    moyen de trouver le restaurant d'lriya où l'on peut dîner parmi
    des chats en liberté, ça impressionne. Alors tu as pu leur raconter
    mieux tes autres rencontres, celle des jumelles dans le train qui te
    menait à Go To Ku Ji, justement (il pleuvait comme dans Rashomon,
    tu ne savais pas encore où était le temple, tu arrêtais les passants

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